NI POUTINE, NI ZELENSKY, NI OTAN

NI POUTINE, NI ZELENSKY, NI OTAN ; UN AN APRÈS LE DÉBUT DE LA GUERRE IMPÉRIALISTE EN UKRAINE

Un an après le début de la guerre en Ukraine, le conflit impérialiste est toujours en cours en Europe orientale. Pire, les livraisons d’armes massives en direction du régime de Kiev, ainsi que l’extension de la mobilisation militaire en Russie, font craindre une escalade militaire qui pourrait embraser le continent dans son intégralité.

Depuis un an, les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN et de l’UE d’un côté, Russie avec ses propres alliés de l’autre, s’affrontent et font payer le prix du sang et des larmes aux peuples ukrainiens et russes. En réalité, ce sont l’ensemble des travailleurs qui payent, d’une manière ou d’une autre, la poursuite et l’escalade de la guerre tandis que les réarmements massifs dans le monde entier entrainent de nouvelles privations pour les peuples et font entrevoir la possibilité d’une guerre mondiale généralisée.

Un syndicalisme CGT conséquent et cohérent ne peut, en aucun cas, appeler à des livraisons d’armes pour l’impérialisme, ou pire, appeler dans les faits à faire la guerre contre un autre peuple.

Nous l’avons écrit, nous le répétons une nouvelle fois : une analyse rigoureuse des événements interdit tout choix d’un camp contre un autre. La guerre en Ukraine n’a pas commencé en février 2022 mais en février 2014 avec un coup d’Etat par les partisans de l’intégration du pays dans l’OTAN et l’UE, qui entrainera une guerre civile de haute intensité dans les régions russophones du pays.

 « la guerre est la poursuite de la politique par d’autres moyens »

Ce n’est pas l’Ukraine contre la Russie, mais le bloc militaire et économique euro-atlantique contre la Russie. Il n’y a pas de pays agresseur ou de pays agressé. La tension entretenue contre les capitalistes russes par les autres puissances impérialistes, avec notamment l’extension de l’OTAN aux frontières russes et le basculement forcé de l’Ukraine dans le giron occidental, est responsable, aux mêmes titres que les discours nationalistes russes, de l’explosion militaire.

Rappelons au passage la présence, assumée, de puissants groupes paramilitaires néonazis en Ukraine, le non-respect des accords de paix de Minsk par Kiev, l’interdiction des partis politiques de gauche, les discriminations contre les russophones, les législations anti-ouvrières et antisyndicales.

« Prolétaires de tous les pays, Unissons-nous » : nous ne soutenons, ni ne soutiendrons, ni l’impérialisme russe, ni le régime ukrainien, ni l’OTAN ou l’UE. Nous refusons toute union sacrée derrière les impérialistes Macron et Biden. Les travailleurs n’ont pas à se ranger dans tel ou tel camp. Ils n’ont pas à mourir pour les oligarques russes, ukrainiens ou occidentaux.

La seule et effective solution pour mettre un terme à la guerre est la grève des armes par les soldats russes et ukrainiens, le refus des travailleurs russes et ukrainiens de poursuivre la barbarie en cours.

Rappelons ici les paroles de l’Internationale :

« Les Rois nous saoulaient de fumées,

Paix entre nous, guerre aux tyrans !

Appliquons la grève aux armées,

Crosse en l’air et rompons les rangs !

S’ils s’obstinent, ces cannibales,

À faire de nous des héros,

Ils sauront bientôt que nos balles

Sont pour nos propres généraux. »

Dès le début, UnitéCGT a sonné l’alarme et continue de le faire. Nous poursuivons nos efforts pour mettre un terme l’implication de notre pays dans la guerre impérialiste, notamment pour obtenir :

– La fin des livraisons d’armes et de chars

– La fin du soutien financier, militaire et politique

– La fin des sanctions contre la Russie

– La sortie immédiate de l’OTAN et la dissolution de cette organisation terroriste

– Plus un seul soldat français hors de France.