Budget et Austérité : le Peuple peut renverser ce que le Pouvoir a imposé
Un peu plus de trois mois après avoir annoncé qu’il n’utiliserait pas le 49.3, le premier ministre a officialisé le nouveau coup de force du gouvernement pour faire passer son budget austéritaire.
Minoritaires dans le pays et à l’Assemblée, le président le plus illégitime et le gouvernement le plus faible de la 5e république ont réussi « l’exploit » d’imposer un nouveau budget d’une brutalité sociale inouïe.
Ce résultat est le résultat de la compromission du Parti Socialiste qui s’intègre désormais dans une nouvelle majorité parlementaire et de la liquidation de la mobilisation sociale explosive qui avait pourtant embrasé notre pays en septembre dernier.
Un budget qui saigne les travailleurs et les travailleuses
La Macronie, le Parti Socialiste et la droite présentent ce budget comme un « compromis » qui « éviterait l’austérité ». Rien n’est plus faux : pour « contenir le déficit public », grevé par l’assistanat d’Etat accordé au patronat (270 milliards d’euros par an qui disparaissent dans les poches des actionnaires des grands groupes), le gouvernement va tailler dans les crédits de France 2030 et de nombreux ministères, et demander un « effort » aux groupements de communes. Comprenons ici ce que le mot « effort » sous-entend : la dégradation générale des services publics et de nos conditions de vie, la non-réponse aux besoins déjà immenses de la population, la poursuite « quoi qu’il en coûte » du pillage des comptes publics.
Le texte pourrait être promulgué mi-février, a souligné le ministère de l’Économie et des finances.
Toutefois, rappelons ici que ce que le Parlement a voté peut être détricoté et annulé par la mobilisation sociale. Face aux magouilles “par le haut”, une mobilisation – de très grande ampleur, à l’image de la victoire en deux jours du mouvement social en Bulgarie contre un budget 2026 très austéritaire lui aussi – peut inverser la donne.
Notre Peuple a besoin d’un sursaut social et politique ; cela passe par l’organisation des 1000 et unes colères qui bruissent, partout dans notre pays, contre la petite caste au pouvoir qui siphonne, au bénéfice exclusif du patronat, les caisses de l’Etat, cible et criminalise les travailleurs les plus précaires.
Les travailleurs et les travailleuses, lorsqu’ils s’organisent et parce qu’ils sont les premiers de cordée sur l’ensemble de la production du pays et son fonctionnement quotidien, peuvent ouvrir la voie, par la grève et notamment l’arrêt des machines, à une nouvelle situation sociale. Nous avons démontré collectivement il y a moins de 6 mois, les 10 et 18 septembre 2025, qu’un élan puissant pour #ToutBloquer était possible, malgré des limites évidentes à questionner et répondre. A nous de « faire mieux » et ancrer la CGT et le rapport de force dans chaque entreprise, atelier, service, construire et amplifier un mouvement global, un véritable soulèvement social dont nous avons tous et toutes besoin, dans un contexte de montée général des tensions, en France comme dans le monde entier.

