LA FRANCE EN LUTTES
URGENCE SALAIRES ET EMPLOI : RETOUR SUR LE RASSEMMBLEMENT A L’APPEL DE LA FNIC CGT !
Un rassemblement a été impulsé le mercredi 21 janvier devant le ministère de l’Economie, à Paris, à l’appel de la Fédération nationale des Industries chimiques CGT !
Dans un contexte national marqué par l’offensive du patronat contre nos salaires et l’emploi, du gouvernement main dans la main avec le PS et la droite pour imposer son budget austéritaire, et aussi dans un contexte international complexe et anxiogène, les militants, responsables, élus et mandatés CGT venus de toute la France et qui ont fait le déplacement jusqu’à Paris, ont envoyé un message de détermination et d’action !
A noter également la présence de camarades de l’UD CGT 59 et de l’UD CGT 94, ainsi que du CNTPEP CGT et du syndicat CGT Cheminots de Versailles.
COMBATIVITE ET ESPOIR
Pour la FNIC CGT, l’heure est à la riposte ouvrière contre « l’inflation galopante, les salaires qui stagnent, l’augmentation du chômage et la destruction des emplois, la destruction de notre système de sécurité sociale, l’aggravation des conditions de travail… »
Conséquence logique pour les syndicalistes de classe : pour ne pas « subir mois après mois, l’appauvrissement généralisé de notre classe », il faut arrêter « la machine à broyer du capital » et « son travail de saccage contre le prolétariat ».
Au discours du secrétaire général de la FNIC CGT se sont ajoutés des prises de parole, durant le rassemblement, de militants et responsables CGT, entre autres d’Arkema, Total, Bimoérieux, Michelin… autant de groupes des industries chimiques (pétrole, chimie, pharmaceutiques, laboratoires…) confrontés partout à un patronat qui serre la vis des salaires, use et abuse de la précarité comme système de fonctionnement, provoque par sa course insatiable au profit, la souffrance et parfois la mort au travail de salariés.
CONSTRUIRE, ANCRER, AMPLIFIER
Cette mobilisation de ce début d’année 2026 est donc bien une étape dans la construction du rapport de force, « pour nos salaires, pour nos emplois, et pour en finir avec la précarité qui broie notre camp. À la classe ouvrière de montrer qu’elle ne reculera plus, qu’elle avance poing fermé pour le droit à un emploi stable pour toutes et tous et des salaires à la hauteur ! »
« Que la colère des ateliers, des usines, des entrepôts,
des laboratoires, etc. résonne dans la rue ! », déclare encore la FNIC CGT qui met en avant la nécessité absolue du développement des luttes, par l’arrêt de travail collectif, dans les entreprises, notamment sur les salaires, les conditions de travail et l’emploi, et surtout dans ce contexte politique national et international particulièrement dégradées.
Rassemblement à l’appel de la FNIC CGT contre le licenciement de Timothée Esprit, pour la sauvegarde de la protection des salariés protégés et la défense de nos droits et libertés syndicales
Un rassemblement a été organisé le 27 janvier par la FNIC CGT devant la Cour Constitutionnelle, saisie par l’entreprise Toray dans une énième tentative désespérée d’obtenir gain de cause dans son acharnement contre Timothée Esprit, ouvrier à Toray, syndicaliste CGT et membre de la direction fédérale de la FNIC CGT.
Depuis deux ans, l’entreprise Toray tente par tous les moyens d’obtenir la validation du licenciement de notre camarade, dans un objectif explicite de casser la CGT à Toray.
Comme nous l’écrivions il y a deux mois, « la Chambre sociale de la Cour de cassation a décidé de transmettre au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par l’entreprise Toray Carbon Fibers Europ et portant sur la protection attachée aux mandats des membres des commissions paritaires professionnelles nationales (CPPNI).
Cette décision, rarissime, est significative du climat social et illustre la détermination du patronat à revenir sur l’ensemble de nos droits et libertés syndicales. Fer de lance de la répression syndicale, le groupe Toray conteste l’interprétation constante de la Cour de cassation selon laquelle les membres des CPPNI bénéficient de la protection renforcée prévue par l’article L.2411-3 du Code du travail, identique à celle d’un délégué syndical. »
Ce n’est pas ou plus « seulement » un salarié et un syndicat CGT qui se trouvent en ligne de mire mais bien l’ensemble des milliers et des milliers de syndicalistes, pas seulement CGT d’ailleurs, membres des CPNNI qui pourraient ne plus être protégés par leurs mandats.
Appel à la grève chez les marins début février
« Près d’un millier d’emplois menacés », la CGT Marins a lancé un préavis de de 48 heures de grève reconductibles, à partir du 2 février, pour la Méridionale et la Corsica Linea
« Nous ne pouvons pas rester spectateurs de la libéralisation des lignes maritimes nationales à passagers », explique la CGT qui pointe également « les autorisations accordées à Corsica Ferries sur Propriano et Sète encore, dans le seul but de détruire le Service Public de continuité territoriale ».
Pour la CGT Marins, ces autorisations créent une situation de concurrence déloyale aux compagnies naviguant sous pavillon français 1er registre, beaucoup plus restrictif.
La CGT met neuf revendications en avant, dont « l’arrêt des autorisations d’escale de Corsica Ferries sous pavillon international italien entre Sète et les ports de Corse », « l’arrêt de la ligne Toulon-Ajaccio-Propriano », « l’interdiction du pavillon italien international sur les lignes territoriales françaises à passagers », « l’engagement écrit de l’État garantissant le financement des DSP maritimes Corse-continent jusqu’à leur terme en 2030 ».
Grèves et manifestations à Eurenco pour l’emploi, contre les bas salaires et la précarité
Les grèves et actions se multiplient fin janvier à Eurenco, groupe spécialisé dans l’industrie militaire. Après une nouvelle séquence de grèves, du mardi 20 au jeudi 22 janvier dans les deux usines du groupe, une manifestation a été organisée par la CGT devant les usines de Bergerac, en Dordogne, et de Sorgues, dans le Vaucluse.
La CGT a refusé de signer l’accord sur les négociations annuelles obligatoires, et exige une « augmentation générale de 130 euros pour tous », « le passage immédiat de la prime d’ancienneté à 20 % », la « prise en charge par l’employeur de 70 % du coût de la mutuelle et de la prévoyance » et la « transformation en CDI des travailleurs intérimaires ».
Brandt : manifestations pour le maintien de l’emploi et de l’activité industrielle
La bataille pour la sauvegarde des emplois de l’industriel Brandt, placé en liquidation judicaire, et le maintien de l’activité industrielle se poursuit : plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés le 24 janvier à Vendôme, dans le 41, et à Saint-Jean-de-la-Ruelle, dans le Loiret, pour maintenir la pression sur les pouvoirs publics.
Rappelons que la seule offre de reprise, dans un contexte où l’Etat, une nouvelle fois, abandonne les salariés face à la liquidation de l’emploi, prévoit la reprise d’un seul site, celui de Saint-Jean-de-la-Ruelle, en maintenant 150 emplois sur les 700 au total.
« Notre 1er Mai n’est pas à vendre »
Dans une déclaration, la fédération CGT Commerce et Services s’est félicitée le 22 janvier de l’échec d’une niche parlementaire calibrée pour libéraliser la date du 1er Mai. Un rassemblement de plusieurs centaines de syndicalistes CGT avait été organisé le jour même devant l’Assemblée nationale.
« Alors que ces groupes parlementaires réactionnaires ont voulu s’attaquer frontalement à la mémoire sociale en désacralisant le 1er mai, voulant instaurer une première étape dans sa banalisation par le biais d’un pseudo volontariat, notre organisation syndicale a démontré sa détermination et sa force dans la défense de ce conquis et a fait échec à cette PPL (proposition de loi). », a déclaré la CGT Commerce et Services.
Faute de temps, – car toute «niche parlementaire» doit se finir obligatoirement à minuit -, les députés n’ont pas examiné un texte déjà approuvé au Sénat visant le travail le 1er Mai de salariés de certains commerces (fleuristes, boulangers…) ou établissements culturels.
A Dijon, les salariés de Divia en grève à l’appel de la CGT contre le licenciement abusif de 3 salariées et contre la répression anti-CGT
A Dijon, le réseau de transport de bus Divia, propriété de Keolis, une filiale privée de la SNCF, est secoué par un mouvement social – une grève a été organisée le 22 janvier – qui s’oppose aux licenciements de trois salariés de l’agence commerciale DiviaMobilités à Dijon,
La CGT estime que les justifications de l’employeur ne sont pas valables, et estime plutôt que ces licenciements – au terme d’une procédure disciplinaire, sont liés à la syndicalisation des trois salariés à la CGT.
Pour la CGT, le logiciel Orion – un outil pour limiter le temps d’attente des clients au sein de l’agence – a été détourné de son usage principal et serait à l’origine des procédures disciplinaires engagées par la direction.

