Faire Front, faire Bloc, faire Classe
Un militant membre d’un groupuscule fasciste et raciste est mort au cours d’affrontements à Lyon le 12 février en marge d’une conférence publique de l’eurodéputée Rima Hassan que ce même groupuscule était venu provoquer, perturber, agresser, dans un climat de passivité et d’impunité policière.
Depuis le 12 février, une campagne médiatique et politicienne, intense, violente et indécente, se déchaine contre La France Insoumise et plus largement contre l’ensemble du camp social, progressiste, antifasciste, révolutionnaire.
La minute de silence observée le 17 février à l’Assemblée nationale est le résultat, à ce titre, de l’adoption sans questionnements du narratif d’extrême droite qui inonde et sature les ondes médiatiques – au détriment de la vérité – et illustre la préparation d’une véritable offensive de l’Etat et de toutes ses composantes (police, justice etc).
Après les accusations insensées et fallacieuses d’antisémitisme, ces attaques coordonnées par le bloc bourgeois, sont un préalable au saut dans la répression que l’Etat et ses services préparent et illustrent la tentative et tentation d’une partie conséquente de la classe politique (gauche, droite confondue) de cibler un parti social-démocrate, profiter de cette séquence instrumentalisée de A à Z pour intimider, réfréner la combativité, interdire plus largement l’expression des idées radicales et révolutionnaires.
Plus que jamais dans ces conditions difficiles, nous devons faire bloc. Ce front, ouvrier et populaire, doit être un mouvement de classe contre classe et ne peut en aucun cas s’incarner dans une écurie électoraliste ou au travers de groupes qui se revendiquent antifascistes. Il doit être l’expression, dans la défense des intérêts immédiats et notamment la protection de nos initiatives, manifestations, évènements, de la classe ouvrière organisée.
Faire front, faire reculer les fascistes, c’est articuler le lien entre l’autodéfense ouvrière dans la rue et la lutte des classes sur les lieux de travail. Cette articulation, dans la période et après cet événement, doit être réfléchie à tous les niveaux par toutes les organisations ouvrières. A ce titre là, nos organisations et syndicalistes CGT ont une tâche historique, difficile mais réalisable face au choix du fascisme que fait le Capital.

