Peine de mort pour les Palestiniens en Israël et censure sioniste en France

Peine de mort pour les Palestiniens en Israël et censure sioniste en France

Le parlement israélien a adopté il y a quelques jours une loi sur la peine de mort, par pendaison, pour les Palestiniens accusés d’actes « terroristes » commis dans le but de « nier l’existence de l’État d’Israël ». Les organisations palestiniennes ont dénoncé un « pas supplémentaire vers l’annexion » et la déshumanisation et des manifestations ont éclaté en Cisjordanie.

Soulignons ici que cette loi vient en quelque sorte « officialiser » une pratique déjà courante d’exécutions extra-judiciaires de Palestiniens, de politiques d’emprisonnement et de sévices/tortures systématiques, d’une véritable Terreur d’Etat à laquelle s’articule les multiples exactions, pogromes, assassinats, viols perpétrés par les soldats et colons israéliens, notamment à Gaza et en Cisjordanie.

L’adoption de cette loi a suscité en France et à travers le monde un émoi et un effroi largement partagés, y compris par des soutiens actifs et « inconditionnels » d’Israël pourtant – au mieux – muets depuis 2 ans sur le génocide en cours en Palestine. Ces derniers essayent désormais de faire oublier leur complaisance et leur complicité dans le nettoyage ethnique de Gaza et de la Palestine. Trop peu, trop tard : les amis et amies, même de « gauche », du régime de Tel Aviv ont les mains rouges du sang des Palestiniens et des Palestiniennes.

Ajoutons également que cette décision des parlementaires israéliens – cohérente avec la guerre génocidaire que mène Israël contre la Palestine mais aussi contre l’ensemble des peuples du Proche et Moyen Orient – survient alors que s’ouvre en France les débats autour de la proposition de loi dite « Yadan » du nom d’une députée française particulièrement active dans le lobbying pro-israélien.

Cette loi vise, ni plus ni moins, à criminaliser l’antisionisme et la solidarité avec la Palestine, en instrumentalisant notamment la juste et légitime cause de la lutte contre l’antisémitisme. En effet, ce texte repose sur une confusion inacceptable et indécente entre l’antisémitisme, la critique de l’Etat d’Israël et celle de la politique menée par celui-ci. Cette loi-bâillon pourrait par exemple être utilisée pour censurer, à échelle industrielle, les accusations de génocide contre le régime de Tel Aviv.

Adoptée en commission des lois le 20 janvier, cette proposition de loi sera débattue à l’Assemblée les 16 et 17 avril. Soulevons-nous contre cette mesure de censure intolérable ! Plus de 500 000 personnes ont déjà signé une pétition pour empêcher cette loi ! Tous et toutes solidaires de Gaza, de la Palestine et des peuples en lutte contre le sionisme !