Posté le 18 août 2019 Par Dans Perspectives Avec 367 Vues

Qui sommes-nous ?

Bienvenue sur Unité CGT, le média militant indépendant d’actualités et d’analyses syndicales, nationales et internationales, mais aussi d’hommage à la mémoire des luttes impulsées par la CGT, qui ont façonné l’Histoire du mouvement ouvrier français.

Ce média n’est pas celui de la Confédération Générale du Travail, ni d’une organisation professionnelle ou territoriale de la CGT, encore moins celui d’une tendance ou d’une fraction, c’est un média militant indépendant tenu par des syndicalistes CGT attachés à la promotion et au renforcement du syndicalisme de classe, de masse, démocratique et internationaliste, incarné par la CGT depuis 1895.

Les salariés sont la classe la plus nombreuse et la plus utile de la société, c’est par leur force de travail, leur habileté et leur intelligence que sont créées toutes les richesses de la société.

Ils sont donc les seuls à être légitimes pour diriger les entreprises et organiser la répartition des richesses, qui sont toutes produites, transportées et distribuées par leur travail.

A chaque avancée sociale dans l’Histoire, c’est leur unité qui a fait la différence ; à l’inverse, tous les reculs sociaux ne sont que le fruit de leur faiblesse et de leur division.

L’unité de la CGT autour de ces valeurs fondamentales de classe, de masse, démocratique et internationaliste a toujours été la clef, le meilleur outil du salariat pour assurer la défense de ses intérêts, comme levier essentiel de la transformation sociale.

De classe ?

La contradiction entre Capital et Travail à l’intérieur des entreprises capitalistes est une guerre sociale permanente pour la répartition de la valeur qu’on appelle la lutte de classe.

Le syndicalisme de classe c’est l’union des exploités pour la défense exclusive de leurs intérêts de classe, excluant toutes illusions de convergence d’intérêts entre exploiteurs et exploités et repoussant toutes tentations de collaboration avec le patronat et les gouvernements bourgeois, eux-mêmes au service des intérêts patronaux.

Revenir aux fondamentaux du syndicalisme de classe, c’est réaffirmer l’horizon révolutionnaire de la CGT tenant dans la « double besogne » (Charte d’Amiens -1906) consistant à mener la lutte immédiate pour la défense des intérêts matériel et moraux, et la lutte à long terme pour la transformation révolutionnaire de la société : l’abolition de l’exploitation et de l’oppression capitaliste.

De masse ?

La défense des intérêts de classe du salariat passe nécessairement par la lutte de masse des salariés (débrayages, grèves, manifestations, occupations, grèves générales, grève insurrectionnelle…).

Le salarié, subordonné de par son contrat de travail à l’arbitraire patronal et enferré par un appareil d’Etat au service de la classe capitaliste, ne peut défendre seul ses intérêts.

La seule force des salariés c’est le nombre, c’est qu’ils constituent la majorité de la population productrice contre une minorité capitaliste oisive qui vit du travail des autres.

Un syndicat ne saurait être de classe sans être de masse, sans pouvoir imposer ses revendications par la masse des salariés en lutte.

Les contenus révolutionnaires de la CGT, de défense inconditionnelle des intérêts de classe des salariés, ne peuvent se négocier par une vulgaire action de lobbying vis-à-vis des milieux patronaux et gouvernementaux.

Tout acquis social est une « conquête » issu de la lutte, et chaque régression sociale est une défaite due à l’insuffisance de lutte.

Démocratique ?

La « démocratie syndicale » à la base est un des fondamentaux de la CGT, issu du fédéralisme et du refus du centralisme ou d’une organisation pyramidale dirigée d’en haut, à la différence de la presque totalité des syndicats en France comme dans le monde.

La CGT n’est pas un syndicat, c’est une CONFEDERATION, qui regroupe des organisations souveraines : les Fédérations professionnelles CGT et les Unions Départementales CGT.

Ces Fédérations et ces UD sont elles-mêmes composées de syndicats locaux souverains, qui sont la base de la CGT.

A chaque échelon, les contenus et les stratégies revendicatives sont débattus et décidés par les syndiqués et chaque délégué est élu sur la base d’un mandat des syndiqués, de façon à ce que l’impulsion vienne de la base vers le sommet.

La démocratie syndicale c’est le refus d’une bureaucratisation de sa direction, d’une technocratisation des cadres syndicaux au profit de syndiqués acteurs et décideurs à la base, qui est la meilleure garantie de la puissance des luttes.

Car c’est une évidence que, quand les contenus, les orientations et les stratégies syndicales sont librement débattus et décidés par les syndiqués eux-mêmes, ils seront de fait plus efficacement portés et mis en œuvre par les décideurs eux-mêmes.

La démocratie syndicale est elle-même intimement liée à la « démocratie ouvrière » qui veut que le syndicat, force organisée des salariés les plus conscients, soit toujours lié au plus proche des salariés dans la construction des revendications et la conduite des luttes.

Internationaliste ?

Le syndicalisme de lutte sait que « les prolétaires n’ont pas de patrie » (Marx), que la contradiction entre Capital et Travail dépasse les frontières et que les intérêts des salariés de tous les pays sont convergents.

La lutte contre l’impérialisme, le colonialisme et pour la paix mondiale est dans l’ADN de la CGT et s’est exprimé tout au long de son histoire, parfois jusqu’au sacrifice suprême.

La construction de la solidarité internationale entre travailleurs, le soutien aux luttes par-delà les frontières, la recherche de convergences revendicatives entre travailleurs de tous les pays sont nécessaire pour la victoire de chacun dans son propre pays.

C’est pourquoi la CGT a toujours combattu pour l’unité du syndicalisme de lutte de classe au niveau international. Internationale, qui demain, « sera le genre humain »…

Bonne lecture !

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