Prendre la mesure du moment
La fin des échéances électorales municipales et la projection vers les élections présidentielles de 2027 laisse présager une période complexe à venir. Il est certain désormais que les Macronistes, main dans la main avec la droite, l’extrême-droite et une partie de la « gauche », va jusqu’au bout et « quoi qu’il en coûte » et en dépit de la réalité et même de la raison, rendre La France insoumise, le Parti Communiste et les organisations progressistes responsables de leur propre décennie au pouvoir.
La tension politique ne va pas retomber mais même monter en puissance. Le capitalisme en crise a décidé de « trumpiser » les débats. Cette répression politique, avec tous les moyens de l’Etat, accompagne une République en marche autoritaire depuis plus de 10 ans, avec un tournant net notamment dans la répression physique des manifestations et le maintien de l’ordre dans la rue par la peur, dans les entreprises et services par la répression patronale/administratives contre les grévistes.
Rappelons aussi les milliers de syndicalistes CGT licenciés ou traînés devant les tribunaux, la criminalisation de la solidarité avec Gaza et la Palestine, les menaces contre le droit de grève.
Pour tenir coûte que coûte le pouvoir, les élites poursuivent leur fuite en avant, dans un climat de massacre social et industriel, d’austérité pour tous et toutes sauf pour les riches, de poursuite du pillage des caisses de l’Etat par les mêmes protégés fiscaux. La classe médiatique et politique sort les crocs car elle sait que la colère gronde, partout et tout le temps, contre la politique des bas salaires, de l’armement tous azimuts, de l’impunité politique, patronales et policières. Impulsons partout, dans tous les secteurs et branches professionnelles, les noyaux de résistance d’une classe ouvrière coalisée et unie contre l’ennemi commun.

