1000 jours de génocide à Gaza : l’occupation israélienne poursuit sa guerre de destruction et de mort !
Depuis le 7 octobre 2023, le peuple palestinien de Gaza subit un génocide d’une ampleur historique. Le régime de Tel Aviv poursuit, avec la complicité de ses alliés américains et européens et malgré le pseudo « cessez-le-feu », sa guerre génocidaire contre le peuple palestinien, à Gaza comme en Cisjordanie où s’accentue encore et encore la colonisation sioniste, terroriste et sadique, comme au Liban, bombardé et agressé, en particulier dans le sud où l’occupation israélienne tente de se déployer.
Plus de 1 050 jours se sont écoulés depuis le 7 octobre 2023 : si les chiffres du ministère de la santé à Gaza font état de 73 400 Palestiniens tués (dont plus de 21 500 enfants) et plus de 174 000 blessées, ces chiffres sont vraisemblablement loin du bilan réel.
L’Institut Max-Planck de recherche démographique a par exemple estimé, dans un rapport publié en novembre 2025 qu’au moins 100 000 Palestiniens de Gaza avaient été tués par l’armée israélienne, depuis octobre 2023. L’Institut pointait du doigt les conséquences durables et prévisibles du génocide, alors que l’espérance de vie dans l’enclave ravagée a chuté de 47 % sur l’année 2024.
« Nos estimations de l’impact de la guerre sur l’espérance de vie à Gaza et en Palestine sont significatives, mais ne représentent probablement qu’une estimation minimale de la mortalité réelle, rappelait une des auteurs du rapport, cité par le journal L’Humanité. « Notre analyse porte exclusivement sur les décès directement liés au conflit. Les effets indirects, souvent plus importants et plus durables, ne sont pas quantifiés dans nos calculs. »
Ainsi, cette estimation, comme les calculs du ministère de la santé de Gaza, ne prennent pas en compte les décès par défaut d’évacuation et par manque de soins ne sont pas pris en compte dans le bilan des victimes, pas plus que les morts du fait des épidémies, de la faim, de la soif qui accablent la population.
Ces éléments induisent que le bilan réel du génocide à Gaza par l’armée israélienne est au bas mot de l’ordre de plusieurs centaines de milliers de morts, sur une population de 2,1 millions d’habitants.
Près de 90 % de la bande de Gaza est détruite ou gravement endommagée, des milliers, voire des dizaines de milliers de corps restent sous les décombres, 80 % du territoire est sous contrôle militaire israélien, et 2,1 millions de Gazaouis vivent dans des conditions de famine, de déplacements forcés répétés et d’absence totale de sécurité.
Un « cessez-le-feu » est officiellement en vigueur depuis le 10 octobre 2025 dans le cadre du plan Trump. Pourtant, les forces d’occupation israéliennes poursuivent sans relâche leurs opérations militaires : frappes aériennes quasi quotidiennes, tirs d’artillerie, bombardements de zones civiles, de camps de réfugiés, de tentes et d’infrastructures. Depuis ce cessez-le-feu, plus de 1 280 palestiniens ont encore été tuées et plusieurs milliers blessées. Des milliers de Palestiniens (dont des enfants et des femmes) croupissent dans les prisons-mouroirs israéliens tandis que la peine de mort – uniquement pour les Palestiniens – a été rétablie en grande pompe par le gouvernement et le parlement d’Israël.
L’armée israélienne impose une ligne de démarcation (« Yellow Line ») qui confisque terres agricoles et zones vitales, tire sur les pêcheurs, détruit ce qui reste d’habitations et maintient un blocus asphyxiant. Journalistes, agents de santé et sauveteurs sont ciblés. Cette guerre génocidaire est planifiée et soutenue par les puissances occidentales et l’impérialisme américain qui arment Israël.
Si le Génocide se poursuit, la solidarité internationale et ouvrière également. En écho et répétition à plus haute échelle encore de la grève commune de dockers de plusieurs ports méditerranéens en février dernier, une nouvelle grève internationale dans les ports et docks contre le génocide aura lieu en octobre prochain : une démonstration que la solidarité par la grève contre le génocide est une manière d’agir directement et concrètement, à partir de l’outil de travail, contre la machine de guerre israélienne.
La CGT et le mouvement syndical international exigent l’arrêt immédiat de toutes les opérations militaires, un embargo total sur les armes, le démantèlement de l’occupation et le droit au retour. Solidarité totale avec le peuple palestinien ! Cessez le génocide maintenant !

