LE GROUPE AUCHAN CONDAMNÉ

Vous ne verrez pas cette information à la télévision : le groupe Auchan a été condamné le 16 décembre dernier pour « harcèlement moral », « discrimination syndicale », « manquement à l’obligation de sécurité ».

C’est l’histoire du pot de fer contre le pot de terre, des petits dictateurs patronaux contre les travailleurs et leurs organisations CGT, en un mot : c’est la lutte des classes.

Dans cette affaire du magasin Auchan de Tourcoing, il s’agit bien de la vie et de la santé de travailleurs. Il s’agit aussi de la dignité et du refus de se laisser faire par une hiérarchie complice et coupables de violences : une salariée victime d’une fausse couche sur son lieu de travail, une autre salariée licenciée (puis réintégrée grâce à la CGT) pour une erreur de caisse de 85 centimes, des attaques directes ou plus sournoises contre les militants ou les sympathisants de la CGT, un harcèlement caractérisé contre un responsable CGT.

« Combien de salarié(e)s doivent-ils affronter les pressions, les injustices, l’arbitraire d’un patronat qui se veut tout puissant ? Et ce pour des salaires de misère et au prix de leur santé ? Des millions sans aucun doute. Mais dans le silence », s’interroge, dans un communiqué l’Union locale CGT de Tourcoing, fer de lance de la lutte contre la dictature patronale « ordinaire ».

L’UL CGT de Tourcoing rappelle ainsi que les agressions contre les militants CGT, salariés de l’entreprise, se sont démultipliés dès lors que le syndicat CGT s’est renforcé. « C’est là que débutent les faits de harcèlement, puis de discriminations. Répétés. Quotidiens. Insidieux. Indignes. Les remarques à caractère raciste. Les collègues trop proches licenciés, les autres « retournés ». rappelle ainsi la CGT qui pointe du doigt également les fake news de la direction pour décrédibiliser la CGT, et de véritables « pratiques policières ».

Face à un patronat ivre de sa toute-puissance, la CGT à Tourcoing ne cédera pas. Et obtiendra donc gain de cause en faisant condamner le groupe.

« Défendre la dignité des salariés dans cette société capitaliste où tout est contre nous, demande des qualités immenses et une capacité de résistance forte. Mais la première qualité est de faire du collectif, de s’organiser et de lutter tous ensemble. » explique encore l’Union locale qui rappelle : « C’est ce que notre CGT pratique depuis plus d’un siècle. Nos militants et militantes, à quelques degré que ce soit, ont accumulé cette expérience de la lutte des classes et savent à quoi s’en tenir quand on les balade avec le « dialogue social ».