Posté le 26 septembre 2020 Par Dans En avant, Luttes Avec 165 Vues

Mecafi, raffinerie de Grandpuits, Latécoère, Top Office, BASF : brèves et dépêches sociales de la semaine (21– 26 septembre)

Chaque samedi, Unité CGT publiera une série (non exhaustive) de brèves et dépêches sociales. Complémentaires de nos articles et posts sur les réseaux sociaux sur la guerre sociale en France, ces échos des luttes ne demandent qu’à être alimentée par les contributions de nos lecteurs et amis. N’hésitez pas à nous transmettre informations, communiqués, récits et témoignages des luttes sociales en cours ! 

Mecafi : 5e jour de grève et de blocages des sites de production par les salariés

Depuis le lundi 21 septembre, les salariés de Mecafi Nexteam (Aéronautique) à Châtellerault, dans la Vienne, sont en grève reconductible face à la menace de suppression de 242 emplois sur 499. Les trois sites de production (Prisma, Eolia, Idea) sont bloqués depuis 5 jours.

🔴 MECAFI : 5e JOUR DE GRÈVE ET DE BLOCAGE DES SITES DE PRODUCTION PAR LES SALARIÉS 🔴

⚫️ Depuis le lundi 21 septembre,…

Publiée par Unité CGT sur Vendredi 25 septembre 2020

Dans la matinée du 24 septembre, les salariés mobilisés et en grève ont refusé en bloc le chantage de leur direction qui leur demandait d’autoriser l’expédition de pièces réclamées « en urgence » par le groupe Safran, client de Mecafi.

MECAFI: 5eme jour de grève.
Les salariés se sont organisés.
Photos des sites

Publiée par CGT UL Châtellerault Loudun sur Vendredi 25 septembre 2020

La direction Mecafi, qui possède de l’usine de sous-traitance aéronautique à Châtellerault, veut mettre en place un PSE après l’annonce d’un vaste plan de réorganisation de l’entreprise. Sur 499 salariés, 242 sont menacés d’être licenciés sans indemnités.

Grandpuits : Total veut fermer la raffinerie, 700 emplois directs et indirects sont menacés

Le jeudi 24 septembre, en CSE extraordinaire, la direction de la raffinerie de Grandpuits en Seine-et-Marne (la seule et dernière raffinerie d’Ile de France) a confirmé l’arrêt des activités de raffinage pour le premier trimestre 2021. Le groupe Total veut imposer coûte que coûte son projet de reconversion de la raffinerie.

Ce plan de reconversion, intitulé « Galaxie » envisage la suppression de 200 postes chez Total, en plus du licenciement de près de 500 salariés des entreprises extérieures Les activités de raffineries seraient transférées à Donges (Loire-Atlantique) et à Gonfreville (Seine-Maritime).

La Fédération nationale des Industries Chimiques CGT a publié le 24 septembre une déclaration adressée à l’Union Française des Industries Pétrolières (UFIP) lors de la Commission Paritaire Nationale de l’Emploi (CPNE) et qui répond à l’annonce brutale de l’arrêt des activités de raffinage de pétrole à Grandpuits.

Dans son communiqué, la FNIC CGT affirme d’emblée que « le raffinage de pétrole à Grandpuits est encore utile au bas mot pour les 15 à 20 prochaines années ».

Déclaration CGT à l’Union Française des Industries Pétrolières (UFIP) lors de la Commission Paritaire Nationale de l’…

Publiée par Fnic-Cgt sur Jeudi 24 septembre 2020

« Les produits fabriqués à Grandpuits répondent encore aux besoins sociaux et économiques du pays et seront [en cas de fermeture] donc compensés à 100 % par des importations, déjà les plus importantes d’Europe dans notre pays, comme cela a été le cas pour Total Flandres et La Mède, Pétroplus ou Lyondell. », martèlent encore les syndicalistes, qui rendent le groupe Total responsable d’une dégradation volontaire du site par manque d’entretien de l’outil de travail.

« Total a préparé les esprits et visiblement a réussi à faire oublier à beaucoup de salariés le besoin de conserver une production utile et qui répond aux besoins des Français », affirme encore la FNIC CGT qui ajoute : « La CGT n’est pas dupe et elle continuera de défendre l’industrie dans son ensemble face à l’appétit grandissant des actionnaires qui réclament toujours plus de dividendes années après années. »

Latécoère veut supprimer un tiers de ses effectifs en France

L’équipementier aéronautique toulousain Latécoère a annoncé vendredi 25 septembre, un projet de restructuration qui se traduirait par 475 suppressions de poste en France, sur 1 504. Soit environ le tiers de ses effectifs en France. La répartition envisagée entre les différents sites n’est pas encore connue.

Depuis le début de la crise, le groupe Latécoère, qui fabrique des tronçons de fuselage, des portes et des systèmes de câblages pour Airbus, Boeing, Dassault, Embraer, Bombardier et Mitsubishi Aircraft a bénéficié des mesures de financement du chômage partiel. Le groupe a également bénéficié d’un prêt garanti par l’Etat de 60 millions d’euros. Cela n’a pas empêché Latécoère de déclencher son projet de restructuration et ce, après avoir déjà supprimé un millier d’emplois hors de France, sur un total de 5 000 à travers le monde.

Lire aussi : L’autre virus à combattre c’est le capitalisme : tous ensemble, marchons pour l’emploi et la dignité !

Top Office en grève

Les salariés de Top Office (fournitures et meubles de bureau) étaient en grève les 22 et 23 septembre contre le plan de la direction qui veut supprimer six magasins Top Office et 106 postes, soit un tiers des effectifs.

Cité par l’AFP le 16 septembre, Stéphane Leroux, secrétaire fédéral et délégué syndical central CGT de Top Office avait déclaré : « Nous dénonçons la destruction de l’emploi alors qu’aucune autre solution n’a été exploitée ni recherchée. Nous sommes dans la création d’un autre modèle économique, qui se fait dans la brutalité ».

La Fédération CGT Commerce et Services avait pour sa part publié un communiqué le 16 septembre en soutien à la CGT Top Office et à l’ensemble des salariés du groupe, condamnant les « pratiques patronales indignes soutenues par le gouvernement ».

Top office : halte à la destruction de l’emploi !

Publiée par CGT Commerce et Services sur Mercredi 16 septembre 2020

Pour rappel, Top Office appartient aux actionnaires de la puissante Association de la famille Mulliez (AFM), dont font partie d’autres enseignes comme Auchan, Alinéa, Kiabi.

Plan social à BASF, géant mondial de la chimie

BASF, le géant mondial de la chimie, a annoncé le 23 septembre lancer un PSE pour son site basé à Breuil-le-sec dans l’Oise et qui emploie près de 500 personnes. Le PSE concernerait entre 25 à 30 salariés du site spécialisé dans la fabrication de peintures et vernis pour l’industrie automobile, principalement dans les laboratoires.

En juillet dernier, la société avait annoncé vouloir supprimer 6 000 postes de son effectif mondial sur 122 000 employés (dont 2 713 en France).

Lire aussi : Bridegstone, Schneider Electric, Laboratoires Biofusion et Boiron, General Electric, Alinéa : brèves et dépêches sociales de la semaine (14– 19 septembre)

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

À propos