Comment aider Cuba ?

Comment aider Cuba ?

Un exemple concret et syndical

Impulsée par le syndicat CGT FTDENNA, Le syndicat des éboueurs, égoutiers et ouvriers du traitement des déchets de la ville de Paris, une mobilisation est en cours pour financer l’achat d’un véhicule électrique à destination du syndicat cubain des travailleurs de l’administration publique. 

Cette campagne financière, qui a atteint, au 22 juillet 2026, les 25 000 euros sur les 35 000 requis, est un modèle de solidarité concrète, impulsée par le syndicat, discutée avec les agents et les usagers, relayée et amplifiée par la jonction et d’autres syndicats des services publics (avec la participation de la fédération CGT) dont le syndicat du Conseil départemental de Charente, puis avec de nombreux syndicats de différents secteurs et professions, mais aussi plusieurs Unions départementales, dont par exemple l’UD CGT 38. 

Comme le rappelle la CGT FTDNEA, « l’encerclement énergétique total décrété par Trump en janvier 2026 empêch[e] toute arrivée d’énergie fossile à Cuba » ce qui entraine un durcissement des « conséquences du blocus impérialiste états-unien vieux de plus de six décennies […] : coupures d’électricité massives, paralysie des transports, crise alimentaire et sanitaire. »

« Dans ce contexte, l’impact sur le fonctionnement des services publics est total obligeant les travailleuses et travailleurs à être créatifs au quotidien pour assurer sa continuité. 

Chacun peut mesurer l’impact de telles mesures sur une organisation syndicale défendant au quotidien le bien-être des travailleuses et des travailleurs. », ajoute le syndicat.

Car le blocus entrave l’action du « Syndicat National des Travailleurs de l’Administration Publique (SNTAP) regroupant 200 000 syndiqués dans le pays dont 90% de femmes (le Bureau est composé de 100% de femmes) [et] pleinement impacté dans toute son activité syndicale : besoin d’organiser et de défendre les travailleuses et les travailleurs à l’échelle nationale mais manque criant de combustible impactant les transports (1 train par semaine, 1 car par jour) et distance importante entre les différentes provinces (1300km à parcourir entre les deux extrémités du pays, quasiment similaire à Dunkerque – Nice). »

« Pour pouvoir continuer à organiser les travailleuses et les travailleurs face au blocus, le Syndicat sollicite un projet durable, utile et porteur de sens : l’acquisition d’un véhicule électrique. Ce choix s’inscrit pleinement dans la révolution énergétique actuellement en cours dans le pays vers l’autosuffisance énergétique totale et le 100% renouvelable. Car oui, Trump ne peut pas bloquer le soleil. », ajoute encore le syndicat à l’initiative d’une action de solidarité dont on ne soulignera jamais assez qu’elle illustre deux réalité : 1. la solidarité est toujours possible 2. si un syndicat est en capacité d’organiser ces actions, que dire de l’inaction de notre Confédération dont les moyens dépassent pourtant largement celles d’un syndicat local ?