Posté le 13 janvier 2020 Par Dans En avant, Luttes Avec 401 Vues

RATP : Meeting massif à Vitry pour défendre trois militants CGT menacés de sanctions disciplinaires (PHOTOS/VIDEOS)

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées aujourd’hui devant le dépôt RATP de Vitry-sur-Seine, dans le département du Val-de-Marne, pour soutenir et défendre trois militants de la CGT et agents de la RATP face aux menaces de sanctions disciplinaires.

Plusieurs dirigeants et responsables syndicaux et politiques de premier plan étaient également présents et ont affirmé soutenir les grévistes. Après les prises de paroles, les agents de la RATP et les manifestants sont entrés dans le dépôt RATP afin de se faire entendre directement par la direction et rappeler que « lorsqu’on attaque un syndicaliste, on attaque tous les syndicats ».

Syndicalistes à la CGT, ces trois agents de la RATP font face à une répression sournoise  et des tentatives d’intimidation de la part de la RATP.

Convoqués par les dirigeants de la régie parisienne des transports, les trois grévistes sont menacés de sanctions disciplinaires. « Une enquête interne à l’entreprise et le recours à un huissier ont permis d’identifier [ces] trois agents », explique la RATP en formulant les deux griefs reprochés aux agents de la RATP : « reprendre en chœur une chanson à caractère homophobe à chaque fois que passait un conducteur non gréviste » ; « porter atteinte à la liberté de travail » en participant à des « piquets bloquants à la sortie des bus ».

Cette affaire n’est en effet que le prolongement de la manipulation médiatique opérée il y a quelques semaines lorsqu’une vidéo montrant des grévistes chanter face à des non-grévistes sur un piquet de grève avait été balancée sur Twitter. Cet acte avait immédiatement et abusivement été qualifié « d’homophobe » sur les réseaux sociaux par les trolls de LREM et par les médias aux ordres.

Les agents de la RATP mis en cause ne sont bien évidemment pas homophobes. D’ailleurs, les trois grévistes réfutent la moindre homophobie dans les termes lancés à leur collègue qui venait briser la grève. Un des grévistes a par exemple expliqué au journal Le Parisien : « On a juste répété les paroles d’une chanson validée par la Sacem, et d’un chanteur que Macron lui-même a emmené en Côte d’Ivoire » lors d’un voyage présidentiel en décembre 2019.

Ce qui se cache derrière le terrorisme moral de l’entreprise et du pouvoir est tout simplement la répression anti syndicale dirigée contre la CGT et ses militants, contre les agents de la RATP massivement en grève depuis 40 jours.

Salir l’image des grévistes, de la CGT, de l’ensemble du mouvement, casser la grève, voilà les vraies raisons derrière l’acharnement envers les trois militants de la CGT RATP.

Au micro lors du rassemblement, un des trois syndicalistes a pris la parole. « Ce témoignage de solidarité nous va droit au cœur. On ne se bat pas pour rien. », a-t-il déclaré devant la foule compacte, avant de souligner : Ce mouvement a permis de fédérer tous les travailleurs. Malgré les diverses manipulations, on a su se réveiller et s’unir. »

« Aujourd’hui, le mouvement continue et nous avons déà gagné car nous voilà tous unis. Nous sommes trois au total, et trois dans le même dépôt […] Trois à la CGT, cela ressemble à une volonté de casser la CGT en profitant de ce mouvement. », a accusé le syndicaliste.

En conclusion, le militant CGT  a ajouté : « Le gouvernement a demandé à la RATP d’être son bras armé. La direction de la RATP doit se réveiller. Ils peuvent ouvrir les yeux et se rappeler que ceux qui font la RATP ce sont les salariés et qu’il faut les défendre au lieu de leur taper dessus ».

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