10 ANS APRÈS LE MASSACRE D’ODESSA

2 MAI 2014-2024, 10 ANS APRÈS LE MASSACRE DE LA MAISON DES SYNDICATS D’ODESSA

Il y a 10 ans, jour pour jour, près d’une centaine de syndicalistes et militants antifascistes étaient brutalement assassinés par des nervis fascistes, avec la complicité du nouveau régime et le soutien de l’Union européenne.

Il y a 10 ans, jour pour jour, la Maison des Syndicats d’Odessa était prise d’assaut et incendiée tandis que Kiev ouvrait grandes ses portes aux émissaires du FMI, de l’UE, de l’OTAN, des Etats-Unis.

Il y a 10 ans, jour pour jour, Vadim Papura, jeune communiste de 15 ans était tabassé à mort par les “héros” ukrainiens de l’Occident, de l’UE et de l’OTAN.

NI OUBLI NI PARDON ! NOS MARTYRS SONT ETERNELS !

Nous rendons aujourd’hui un hommage vibrant et fraternel aux dizaines de syndicalistes et militants assassinés il y a 10 ans, massacrés à coup de haches et de battes de baseball, lynchés, brûlés vifs par des milices fascistes parce qu’ils opposaient au coup d’Etat à Kiev des partisans pro-UE en février 2014.

> Les événements

Alors qu’à Odessa, le matin de ce 2 mai 2014, les antifascistes, les syndicats et les différentes organisations communistes actives dans la ville organisaient une manifestation, plusieurs groupes d’extrême droite, notamment Pravy Sektor – formation néo-nazie – ont provoqué des affrontements violents.

Puis, et alors que des manifestants s’étaient réfugiés à la Maison des syndicats, ces milices fascistes, armés et bénéficiant de la complicité totale des forces de l’ordre du nouveau régime, ont réussi à pénétrer dans le bâtiment.

Le massacre fasciste le plus meurtrier et sauvage en Europe de ces dernières décennies a alors débuté alors que les miliciens incendiaient le bâtiment, violaient, lynchaient ceux qui tentaient de sortir de la Maison des Syndicats en flamme et attendaient ceux ou celles qui tentaient de sauter sans s’écraser au sol. Au total, une soixante de morts, au moins deux cent blessés.

> 10 ans après, la justice en Ukraine ne fait rien, et a blanchi les responsables réels.

 De ce massacre, peu d’information a circulé et circulera par les médias – les mêmes qui décident quelle « révolution » doit être surmédiatisée, et à l’inverse quel soulèvement doit être étouffé médiatiquement dans l’œuf..

Ce massacre, filmé et photographié, est une journée noire pour l’ensemble du mouvement ouvrier international.

Rappelons qu’en France, le film « Ukraine : les masques de la Révolution » réalisé par le journaliste d’investigation Paul Moreira, et diffusé par Canal + en février 2016, a permis de lever le voile sur le massacre d’Odessa et le rôle des milices d’extrême droite dans la contre-révolution ukrainienne. Ce travail d’information a été attaqué par les critiques pro-européennes tandis que l’Ambassade d’Ukraine en France tentait de le faire censurer.