Posté le 12 décembre 2019 Par Dans En avant, Luttes Avec 563 Vues

Le Premier ministre déclare la guerre sociale, le monde du travail répond par la mobilisation

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a confirmé le projet de casse de nos retraites au cours de son allocution. La CGT appelle d’ores et déjà l’ensemble des salariés à se mobiliser, dès maintenant, et notamment les 12 et 17 décembre.

Par ailleurs, de toutes les professions mentionnées (enseignants, artisans, agriculteurs…) par Edouard Philippe dans sa lamentable tentative de divisions et d’achat des corporations, la classe ouvrière est bien la seule à ne pas avoir été citée. Force est de constater que la classe ouvrière est clairement la principale force sociale ciblée par la réforme des retraites.

Un discours orwellien et provocateur, quelques exemples :

Le Premier ministre a réalisé un exercice de communication, d’intoxication et de provocation. Chacun aura pu se rendre compte que la stratégie gouvernementale est d’employer un double discours orwellien, où il faut comprendre l’inverse de ce que le Premier ministre affirme.

« Nous ne voulons ni vainqueurs, ni vaincus », « la réforme n’est pas une bataille » : FAUX, le gouvernement veut écraser le mouvement social.

« Nous voulons une France solidaire » : FAUX, le gouvernement promeut un individualisme exacerbé et le règne du chacun pour soi.

« Nous voulons rester fidèles aux valeurs fondatrices […] renouer le fil avec le programme du CNR » : FAUX, le gouvernement veut au contraire en terminer avec le système solidaire par répartition hérité de la grande lutte antifasciste menée par les organisations ouvrières jusqu’à la Libération.

« Une réforme qui bénéficiera aux femmes » : FAUX, toutes les données publiées sur ce sujet démontrent systématiquement que la réforme creusera les inégalités hommes-femmes.

Edouard Philippe confirme le projet de casse de nos retraites

L’allocution du Premier ministre n’a en rien changé le cœur du projet de retraites à points, qui ouvre la voie à des baisses successives de leur valeur, et donc du montant des retraites. Edouard Philippe a également confirmé le recul forcé de l’âge de départ à la retraite à 64 ans dès 2027.

Le gouvernement maintient le cap sur la suppression des 42 régimes spéciaux. Toutes les classes d’âge et toutes les professions du public et du privé sont concernées par les mesures annoncées. Il apparait également que la variable d’ajustement sera la valeur du point et donc la baisse du niveau des pensions.

En excluant les générations nées avant 1975 (et non 1963 comme le proposait le rapport Dellevoye) le gouvernement cherche à diviser les générations entre elles. Nul doute d’ailleurs que Macron et ses amis joueront sur de nouveaux reports si le fond de l’air devient trop rouge pour eux.

Plus un pas en arrière, amplifions le rapport de force !

Après trois énormes journées (le 5, 10, 12 décembre) de grève générale et de manifestations, des mobilisations locales et d’actions de blocage menées de manière ininterrompues depuis le 5 décembre par les grévistes et les militants CGT à travers le pays et des grèves reconduites dans des secteurs clés (SNCF, RATP, raffineries, etc..), le gouvernement non seulement reste sourd, mais assume sa volonté de casser notre modèle social

Face à cette stratégie, il convient d’être plus que jamais TOUS ENSEMBLE, EN MÊME TEMPS pour lutter : toutes les générations, toutes les professions et tous les secteurs.

« Amplifier le rapport de force » ne doit donc pas être un mot d’ordre creux et inapplicable. La confédéralisation des luttes par la CGT elle-même, la grève générale interpro est la solution pour élever concrètement le niveau du conflit social.

Lire aussi : Généralisons la grève illimitée jusqu’au retrait de la réforme des retraites

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