CONTRIBUTION AUX DÉBATS POUR LE 53E CONGRÈS [1/2]

Nous republions dans notre magazine la première partie d’une contribution aux débats pour le 53e congrès de la CGT. La seconde partie sera republiée la semaine prochaine également. Comme expliqué, “Ce texte a été rédigé par plusieurs camarades de la CGT dans le cadre de discussions consécutives notamment aux Assises de la riposte générale de Martigues d’octobre 2020 et le meeting de Gardanne de mai 2021. Si chacun•e de nous ne partage pas nécessairement l’intégralité de ses termes, nous estimons que ce texte constitue une contribution utile dans le cadre de la préparation du 53è congrès confédéral. Nous invitons à le faire circuler, à débattre de son contenu, pour nourrir la construction de nos orientations dans le cadre de nos règles statutaires. Par définition, ce texte ne constitue donc pas un document alternatif. Il s’agit d’une contribution visant, avec d’autres nous l’espérons, à identifier des questions clefs, à formuler des propositions de réponses aux défis actuels et à mener les débats nécessaires pour une CGT rassemblée à la hauteur des enjeux de la période.”

>>> http://www.documentdereflexion53eme.org/

1. PROGRAMME CGT DE PROGRÈS SOCIAL

1.1. SALAIRES, PENSIONS et MINIMAS SOCIAUX

1.1.1. En 2022 pour la dixième année consécutive, le gouvernement a choisi de limiter la hausse du SMIC au calcul automatique découlant de l’inflation officielle. Le SMIC, où le C signifie croissance et qui est sensé tirer les salaires vers le haut, ne remplit plus ce rôle. Ce blocage concerne également les salaires du privé, le traitement des fonctionnaires, des pensions et minimas sociaux.

1.1.2. Le salaire est souvent présenté comme un coût pour l’entreprise qui parle de « coût du travail ». Ce dogme prend à contrepied une réalité pourtant incontournable : le travail ne coûte pas, il est le seul qui crée de la valeur qui permet de payer les investissements, les matières premières, les salaires et même, les bénéfices de l’entreprise. Le travail n’est donc pas un coût.

1.1.3. 240 milliards d’euros d’argent public chaque année sont donnés au patronat, soi-disant pour favo