CONTRE TOUTES LES VIOLENCES D’ETAT

CONTRE TOUTES LES VIOLENCES D’ETAT

L’appel à manifestation du samedi 23 septembre doit être l’occasion pour les syndicalistes CGT de renforcer notre front uni contre les violences d’Etat qui se sont singulièrement multipliées sous les mandats d’Emmanuel Macron. Nous parlons ici bien entendu des violences policières et actes de brutalité délibérée et organisée, à l’instar des gilets jaunes massacrés à coup de LBD, ou des militants écologistes des Soulèvements de la Terre à Sainte Soline, ou encore des habitants des quartiers populaires ; ces ensembles sont traités médiatiquement comme des territoires à « maitriser » et quadriller, donc intimider, y compris par le meurtre, par le déploiement d’unités sécuritaires militarisés.

Mais, nous parlons aussi de l’instrumentalisation des appareils judiciaires, réduits à de simples gadgets politiques, qui condamnent à tour de bras les enfants de la classe ouvrière attrapés par les politiques pendant les révoltes urbaines. Le taux (anormale à la moyenne) très élevé d’incarcération, les discours du ministre de la Justice qui outrepasse sa fonction : la Justice a révélé son rôle d’auxiliaire du bras armé sécuritaire de l’Etat.

Ces intimidations traduisent le saut de notre société dans le tout sécuritaire. Nous serions fous de nous en désintéresser. D’une part, car il s’agit bien d’une répression aveugle, brutale et meurtrières. Et d’autre part car elle accompagne, précède peut être en intensité, le sort réservé aux opposants de cet ordre social.

Notre organisation est la cible de ces violences d’Etat. Les 1000 syndicalistes CGT, dont 400 de l’Energie, attaqués par le patron ou le gouvernement, menacés et intimidés, payent le prix de leur engagement. Si l’ensemble de la CGT est unie face à la répression, nous devons élever notre niveau d’analyse et de stratégie, pour faire face à un Etat radicalisé par la crise économique et sociale. La défense de nos Maisons du peuple, Unions locales et Départementales, Bourse du Travail, est à analyser dans ce contexte répressif et à articuler dans nos axes de ripostes.

Et, tout est lié, les attaques contre les syndicalistes et opposants, policières ou judiciaires (toujours politique), révèlent avant tout la volonté de contrôle social. Pour le pouvoir, l’heure est à la reprise en main, surtout après les grèves reconductibles dans certains secteurs structurants de l’économie, et l’accentuation de la répression sous toutes ses formes. Le terrorisme d’Etat à Sainte-Soline, la volonté de dissolution des Soulèvements de la Terre, alerte sur la montée en tension continue de l’appareil d’Etat. C’est un sujet qui doit, tous et toutes, nous concerner. Surtout alors que de grands combats sociaux, notamment sur l’inflation (et sur la pénibilité au travail) sont inévitables, et ne doivent en aucun cas être évités.